Ne nous emballons pas trop vite.
Je n'ai pas voulu remettre en cause la présomption d'innocence. Par mon expression maladroite "pouvant être faits par la spéculation", je voulais dire que l'amende prenait aussi en compte la valeur financière des biens achetés à fin de spéculation. Mais, j'admets tout à fait que considérer qu'il y a délit dès l'achat à visée spéculative peut amener à des dérives. Comment ainsi différencier celui qui achète pour lui du spéculateur ?
J'ai néanmoins quelques objections.
La spéculation n'a pas seulement pour objectif de créer une pénurie. Lorsque l'on achète un bien en-dessous du prix du marché et le revend à celui-ci, à mon sens, on fait de la spéculation, et ce, même s'il y a beaucoup de biens de ce type sur le marché.
Il faut aussi que la spéculation pour le compte d'autres puissent être réprimandée.
Ainsi, voici le texte que je propose :
Article Ier : La spéculation est l'action, pour un citoyen, une association ou une entreprise, de revendre un bien que l'on acheté, dans le but de gagner de l'argent.
Article II : La spéculation, pour son propre compte ou celui d'un autre est interdite. Payer quelqu'un pour qu'il spécule est interdit et passible des mêmes peines que celles de la personne payée.
Article III : La spéculation entraine des poursuites pénales régulières. Les peines sont la confiscation des biens mis en vente au profit de l'État, ainsi que le paiement d'une amende. Le montant de cette amende est égal au double de la différence entre le prix d'achat et le prix de vente de l'ensemble des biens effectivement mis en vente sur le marché. Cette amende est doublée en cas de récidive.
Article IV : Afin de détecter d'éventuels actes de spéculation, une surveillance du marché est mise en place, sous la direction des Démis Économiste et Justicier.